Dimanche 13 juin 2021

Psaume 39


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Mon être intérieur s’échauffe, le moindre soupir se fait brûlure. Alors mes lèvres se desserrent et je parle enfin… Vent, mirage, néant: quelle vision pessimiste et dramatique de l’existence! Qui ne connaît ces conflits qui empoisonnent la vie et étranglent la foi? On aura peut-être sacrifié le droit de réponse et renoncé à la révélation de secrets vengeurs. Pris sur nos épaules la violence de l’adversaire et demandé pardon pour celle qui dort en nous… Mais celle-ci augmente, telle la poussée des eaux sur le barrage, au point de jaillir en cris vers Dieu, seule instance d’arbitrage, se faisant prière d’impatience. Nous avons plaidé coupable et imploré grâce – comme Calvin dans ses épreuves: «Tu me piles, Seigneur, mais il me suffit que ce soit ta main!» Jusqu’au sursaut de la foi: «En toi mon espérance!» Devant Dieu, je peux ouvrir les vannes de ma révolte, car il a le pouvoir de transformer le blasphème en louanges. Le croyant retrouve la sérénité parce que Dieu détourne le regard posé sur ses péchés et lui offre sa grâce, donnant un goût d’éternité à une vie perçue comme si brève et menacée.


Prière: Echo dans les textes de ce dimanche «C’est Dieu lui-même qui nous affermit avec vous dans la vie avec le Christ.» (2 Co 1,12 et 18-22) «Les membres de la famille de Jésus se mirent en route pour venir le prendre, car, disaient-ils, il a perdu la raison»! (Mc 3,20-35) Cantique «PsC» n° 399; «Alléluia» n° 46-08  

Référence biblique : Psaumes 39

Commentaire du 14.06.2021
Commentaire du 12.06.2021